Les professeurs invités le sont par l’Université de Poitiers pour l’enseignement. Ils participent aux formations au sein de l’ISC et de l’EPRED. Leurs interventions prennent la forme de cours, séminaires ou conférences.

Luca Lupária est Professeur Ordinaire de Procédure Pénale et Droit Pénitentiaire à l’Université de Rome III. Il est docteur en droit de l’Université de Bologne (Alma Mater Studiorum) et il a été professeur pour plusieurs années à l’Université de Milan.

Rapporteur à de nombreux congrès internationaux, il est membre de groupes européens d’étude sur les problématiques transnationales du droit pénal et coordinateur de recherches financées par l’Union Européenne.

Il a été Professeur invité, parmi d’autres, en France, Espagne, États-Unis, Colombie.

Il est membre du comité éditorial du revue “Law, Probability and Risk” (Oxford University Press), membre du comité de direction des importantes revues juridiques en Italie et directeur de trois collections (European Criminal Justice ; Criminology and Criminal Science ; Criminal Policy and Criminal Procedure).

Il est membre du Centre for Advanced Studies of Process and Justice, membre correspondant du Comité international des pénalistes francophones, directeur de l’Italy Innocence Project, Président de l’European Innocence Network, membre du Deutsch-italienischen Zentrum für europäische Exzellenz et de la Société de législation comparée (SLC).

 

Publications (sélections):

– Prova scientifica e processo penale, Kluwer, 2018 (with Giovanni Canzio)

– Preuve et entreprise au temps de logiques de négociations, dans Les transformations de la preuve pénale, Paris, 2018

– La presuncion de inocencia en la Carta de los derechos fundamentales de la Union Europea, dans Revista Vasca de derecho procesal, 2017  

– Le procès pénal face à la délinquance économique : aspects de l’expérience italienne, dans Archives de politique criminelle, 2017

– Scientific evidence and the right to a fair trial under Article 6 ECHR, dans 16 Law, Probability and Risk, 2017, p. 55-68​ (with Joëlle Vuille and Franco Taroni)

– Le système pénitentiaire italien, dans Les systèmes pénitentiaires dans le monde, Dalloz, Paris, 2017

– Model Code or Broken Dream? The Italian Criminal Procedure in a Comparative Perspective, dans The Italian Code of Criminal Procedure. Critical Essays and English Translation,  M. Gialuz-L. Lupária-F. Scarpa, II ed., 2017, p. 1;

– Probabilité et procès pénal à l’époque de la preuve ADN, dans Diritto penale contemporaneo, Riv. Trim., 2017

– Diritto penale delle società, Kluwer, 2016

– Understanding wrongful conviction, Kluwer, 2015

– Victims and criminal justice. European standards and national good practices, edited by L. Lupária, Kluwer, 2015

– La victime dans le procès pénal italien à la lumière du récent scénario européen, dans Revue pénitentiaire et de droit pénal, p. 615; 2014

– Los veinticinco años del proceso penal italiano y las tendencias de reforma en Europa, dans Las reformas procesales en Colombia y en el mundo, , Medellin, p. 349, 2014

– Reflexiones sobre el estatuto de la víctima en el proceso penal italiano, dans Constitucion, ley y proceso, a cura di R. Gonzalez AlvarezLima, 2013, p. 379

– La litispendenza internazionale. Tra ne bis in idem europeo e processo penale italiano, 2012, Milano

– Internet provider e giustizia penale. Modelli di responsabilità e forme di collaborazione processuale (dir.)Milano, 2012

– La police judiciaire dans le procès pénal italien : questions anciennes et scénarios inédits, dans Archives de politique criminelle, 2011, p. 163

– The victim’s rights in Italy, dans Code of good practice for procedural protection of particularly vulnerable victims, Colex, Madrid, 2011, p. 27

– La confessione dell’imputato nel sistema processuale penale, Milano, 2006

– Quelques réflexions d’un observateur européen sur le procès pénal chinois, dans Cahiers de defense sociale, 2006, p. 123

 

Professeur au Centre de recherche sur la correction et la réhabilitation de l’Université Ryukoku de Kyoto (Japon) dont il a assuré un temps la direction, Monsieur AKAIKE est par ailleurs président de la Commission universitaire du doctorat en droit de son établissement, membre du Conseil d’administration de l’Association japonaise de sociologie criminelle et vice-président du Comité international des pénalistes francophones.

Auteur de très nombreuses publications attestant de son expertise sur le système pénitentiaire japonais ( – Discipline pénitentiaire en 2017 – Aumônerie pénitentiaire en 2017 – Le système pénitentiaire japonais en 2015, pour s’en tenir aux contributions les plus récentes), Kazumasa AKAIKE est également connu au Japon pour ses travaux de spécialiste du droit pénitentiaire comparé franco-japonais ( – étude de coopération française public/privé en 2015 – La peine privative de liberté : lire « Surveiller et punir » de Michel Foucault en 2016 – Recherche comparative franco japonaise sur la coopération public/privé et public/public pour les aides sociales à la réinsertion des délinquants 2015-2018 – Recherche comparative sur les politiques de soins, de santé et les droits de l’homme dans la médecine pénitentiaire 2018 2021).

La venue de Monsieur AKAIKE à Poitiers à l’invitation de l’Université, de la Faculté et de l’ISC-EPRED perpétue une longue tradition d’échanges avec les pénalistes japonais initiée à la fin des années quatre-vingt-dix avec la venue régulière du professeur Yuji Shiratori, spécialiste de procédure pénale, alors issu de l’Université d’Hokkaido et désormais professeur à l’Université de Kanagawa, puis, plus récemment, avec la visite de Madame Mana SHIMAOKA professeure à l’Université d’Osaka et spécialiste de droit pénal général et spécial.

Professeure à la Faculté de droit et des sciences politiques de l’Université d’Osaka (Japon), Madame Shimaoka est également vice-directrice de cette université depuis 2017.

D’une grande diversité, les thèmes de recherche de Mme Shimaoka concernent aussi bien l’euthanasie et le droit de mourir dans la dignité, que la bioéthique, la protection des victimes, les infractions sexuelles, la surveillance électronique ou encore la responsabilité pénale des entreprises. Maitrisant excellemment la langue française, elle est vice-présidente du Comité international des pénalistes francophones (CIPF). Très impliquée au service de la défense des droits des femmes au Japon elle est également une des dirigeantes du Congrès du droit du genre. Rappelons que cette cause est de la plus grande actualité au Japon où le gouvernement s’est engagé à ce que 30% des postes de dirigeants soient occupés par des femmes d’ici 2020.

La venue de Madame Mana Shimaoka à Poitiers à l’invitation de l’Université, de la Faculté et de l’ISC-EPRED perpétue une longue tradition d’échange avec les pénalistes japonais initiée à la fin des années quatre-vingt-dix avec la venue régulière du professeur Yuji Shiratori, spécialiste de procédure pénale, alors issu de l’Université d’Hokkaido et désormais professeur à l’Université de Kanagawa, puis, plus récemment, avec les visites du professeur Kazumaza Akaike, professeur à l’Université Ryukoku de Kyoto et spécialiste de droit pénitentiaire.

Marie-Sophie DEVRESSE est professeure à l’École de criminologie et à la faculté de droit et de criminologie de l’Université de Louvain-la-Neuve (Belgique) après avoir été, de 2003 à 2008, maître de conférences à l’Université de Lille 1 en sociologie de la ville et de la déviance.

Membre du Centre de Recherche Interdisciplinaire sur la Déviance et la Pénalité (CRID&P) dont elle fut la directrice de 2012 à 2016, Marie-Sophie Devresse est une spécialiste de l’analyse des transformations contemporaines de l’action pénale, en particulier dans le domaine de l’exécution des peines : technologies de contrôle et de surveillance dans le cadre de la justice pénale et de la sécurité publique, innovation dans la peine, justice alternative. Elle a notamment effectué, à la demande du Ministère de la justice, une recherche sur la surveillance électronique des condamnés et co-dirigé une seconde étude relative aux régimes de détention et à la classification des détenus. Au-delà, elle s’intéresse aujourd’hui plus particulièrement à l’expérience de la justice pénale internationale pour les criminels de guerre après avoir longtemps travaillé sur les politiques publiques locales de sécurité à l’égard des usagers de drogue, des comportements à risque et des populations marginalisées.

Durant son séjour, du 15 octobre au 15 novembre 2017, Marie-Sophie Devresse a présenté quatre conférences :

– 19 oct. : « L’expérience de la surveillance électronique. Résultats de la recherche et perspectives »,

– 20 oct. : « La prise en compte du point de vue du justiciable dans l’analyse du processus de justice »,

– 13 nov. : « Approches marxistes en criminologie et impact de la crise économique sur la délinquance et son traitement »,

– 14 nov. : « Justice pénale internationale : apport des interviews des personnes accusées et jugées pour génocides et crimes contre l’humanité ».

Son premier séjour à Poitiers s’inscrit dans la longue et étroite collaboration entre l’ISC-EPRED et les pénalistes criminologues belges, de Louvain-la-Neuve et de Bruxelles. Plusieurs d’entre eux ont été précédemment accueillis en qualité de professeur invité, notamment Henri BOSLY en 2009, Dan KAMINSKI en 2011, Fabienne BRION en 2013 et Yves CARTUYVELS en 2016. Ces relations, initiées par Jean PRADEL et Henri BOSLY dès 1983, s’appuient, par ailleurs, sur la convention, signée avec Louvain-la-Neuve, de mobilité d’enseignements dans le cadre d’Erasmus+. Depuis 2016, une seconde convention a été passée avec l’École de criminologie de Louvain permettant des mobilités étudiantes sur le niveau Master.

 

Publications de Marie-Sophie Devresse :

 

Rapport de recherche

DEVRESSE M.-S. (2016), Empirical research findings about prison litigation in Belgium, Rapport de recherche annexe au Belgian National Report on Prison Remedies, Prison Litigation Network, Action Grant, Commission européenne JUST/2013/JPEN/AG/4558, coordonné par Pr E. Santoro (Université de Florence) Louvain-la-Neuve, CRID&P (18p.).

 

Ouvrages/chapitres d’ouvrages

ADAM Ch., CAUCHIE J.-F., DEVRESSE M.-S., DIGNEFFE F. & KAMINSKI D. (2014), Crime, justice et lieux communsUne introduction à la criminologie, Bruxelles, Larcier, 264p.

DEVRESSE M.-S. (2016), « La détention préventive sous surveillance électronique : vraie ou fausse bonne idée ? », in L. Aubert (dir.), La Détention préventive : comment sans sortir ? Bruxelles, Bruylant, pp. 143-160.

DEVRESSE M.-S. (2015), « Des affaires de stups, des affaires de sens », in K. Vanhaesebrouck, Ch. Guillain et Y. Cartuyvels (eds), Spectacle et Justice. Regards croisés sur la justice pénale belge, Louvain, Lannoo Campus, pp. 98-102.

 

Articles

DE GALEMBERT Cl. & DEVRESSE M.-S. (2016) (dir), Numéro spécial Déviance et Société, Vol. 40, n°4, « Réclusion et normativités ».

DE GALEMBERT Cl. & DEVRESSE M.-S. (2016), « Introduction : Normativités et réclusion en contexte de demande sécuritaire », Déviance et Société, Vol. 40, n°4, pp. 375-389.

DEVRESSE M.-S. & SCALIA D. (2016),  » Hearing Tried People in International Criminal Justice: Sympathy for the Devil?”, International Criminal Law Review, n°16, pp. 796-825.

DEVRESSE M.-S. (2014), « La surveillance électronique des justiciables », Courrier hebdomadaire du CRISP, n°227-228, 74p.

DEVRESSE M.-S., ROBERT L. & VANNESTE C. (2014), « Classifications et régimes dans les prisons belges », Revue de Droit pénal et de Criminologie, n°2, pp. 169-196.

DEVRESSE M.-S. et al. (2013) (dir), Numéro spécial Déviance et Société, Vol. 37, n°3, « Justice pénale et technologie. Vers une transformation de la régulation et des stratégies pénales ? ».

DEVRESSE M.-S. (2013) (dir), Numéro thématique des Annales de droit de Louvain, Vol. 73, n°2 sur L’exécution des peines.

DEVRESSE M.-S. (2013), « La gestion de la surpopulation pénitentiaire : perspectives politiques, administratives et juridictionnelles », Droit et Société, n°84, pp. 339-358.

DEVRESSE M.-S. (2013), « Introduction. Pour une approche interdisciplinaire de l’exécution des peines », Annales de droit de Louvain, Vol. 73, n°2, pp. 195-199.

DEVRESSE M.-S. & D. KAMINSKI (2013), « Surveillance électronique des justiciables. Sur le métier, cent fois l’ouvrage », Annales de Droit de Louvain, Vol. 73, n°2, pp. 227-244.

Cursus

Né le 16 juillet 1952 à Sapporo (Japon), Monsieur Yuji Shiratori a effectué toutes ses études supérieures à l’Université d’Hokkaido, d’abord à la Faculté des Arts libéraux (1971-1973) puis à la Faculté de droit (1973-1977). Stagiaire au Centre national d’études judiciaires de Shihôkensyujo (Centre rattaché au Ministère japonais de la justice) de 1979 à1981, Yuji Shiratori rejoint ensuite son université d’origine pour l’obtention de son doctorat en 1984. Nommé alors professeur adjoint à la Faculté de droit de Sapporogakuin, il est nommé ensuite professeur adjoint à la Faculté de droit d’Hokkaido en 1989 puis professeur titulaire en 1993, titre qui est encore le sien aujourd’hui. Directeur de l’Ecole de droit de l’Université d’Hokkaïdo de 2006 à 2008, le professeur Yuji Shiratori est aujourd’hui l’un des pénalistes les plus reconnus au Japon et est en particulier considéré comme le spécialiste du droit pénal comparé franco-japonais comme en témoigne entre autres les travaux mentionnés ci-après.

Publications

Ouvrages

Traité de procédure pénale (Keijisoshôhô) Tokyo, Nipponhyôronsha, 1ère édition 1999, 6ème édition 2010.
Du principe de l’autorité de la chose jugée au criminel sur le criminel _ (Itijifusairi-nokenkyû) Tokyo, Nipponhyôronsha, 1986 (ISBN 4-535-57628-9).
La justice pénale en France (Furansu no keiji-shihô), Nipponhyôronsha, 2011 (ISBN 978-4-535-51655-7).

Y. Shiratori a en outre contribué à faire connaître au Japon l’ouvrage de Gilles Perrault intitulé Le pull-over rouge relatant l’affaire Christian Ranucci en en assurant, en accord avec les éditions Ramsay, la traduction en japonais en 1995 ( ISBN-535-51026-1 C0097 P 1800E et ISBN-535-51026-1 C0097 P1800E)

Contributions et articles en langue française consacrés au droit franco-japonais

Les atteintes à la liberté avant jugement en droit comparé, contribution au vol. 11 des Travaux de l’Institut de sciences criminelles de Poitiers, (dir. J. Pradel) p. 69 à 72 (Garde à vue) p. 205 à 209 (Détention provisoire) et p. 341 à 344, (Mesures restrictives de liberté) Cujas 1992.
La procédure pénale japonaise – son histoire et son actualité, R.S.C. 1992, p. 525.
La preuve pénale en droit japonais, R.I.D.P. 1992, p. 237.
Les tendances actuelles du droit japonais in Prisons : sortir avant terme : techniques judiciaires de réduction de la peine privative de liberté, comparaison des droits et pratiques d’Amérique du Nord, du Japon et de la France (dir. J. Pradel) vol. 15 des Travaux de l’Institut de sciences criminelles de Poitiers, Cujas 1996 p. 79.
La célérité du procès pénal au Japon, R.I.D.P. 1996 p. 591.
Les droits de la défense dans le procès pénal japonais in Questions contemporaines de sciences criminelles (dir. J. Pradel) vol. 16 des Travaux de l’Institut de sciences criminelles de Poitiers, Cujas 1996 p.167.
La révision pour erreur judiciaire en droit japonais, R.P.D.P. 2001, p. 742.
La peine de mort au Japon, in La sanction du droit, Mélanges offerts à Pierre Couvrat, PUF, 2001.
La participation des condamnés à l’exécution de leurs peines en droit japonais, in Les nouvelles orientations de la phase exécutoire du procès pénal (dir. M. Danti-Juan) vol. 25 des Travaux de l’Institut de sciences criminelles de Poitiers, Cujas 2006, p. 83.

Missions

Reconnu comme expert par le gouvernement japonais, le professeur Shiratori a conduit notamment des travaux comparatifs sur la notion d’erreur judiciaire et sur les procédures de révision y faisant suite dans différents pays.
Il a par ailleurs été placé en 2006 à la tête d’une délégation de juristes nippons (chercheurs – magistrats – avocats) mandatée par le gouvernement japonais pour enquêter en Europe (Angleterre – Ecosse – Pays-Bas – France – Italie) sur le fonctionnement du jury criminel et les résultats des travaux de la délégation conduite par le professeur Shiratori ont inspiré une importante réforme intervenue en droit japonais au printemps 2009 et qui a consisté dans la mise en place d’un jury criminel (un peu l’équivalent de notre jury populaire aux assises), institution qui était jusque-là demeurée inconnue du droit nippon.
A l’occasion de cette mission d’étude en Europe sur le jury criminel, le professeur Shiratori avait d’ailleurs été accueilli avec ses compatriotes membres de la délégation, au sein de l’Institut de sciences criminelles de la Faculté de droit de Poitiers, pour s’entretenir avec les collègues poitevins et avec le Président Yves Jacob, collaborateur de l’Institut de sciences criminelles, et Président de la cour d’assises de Paris, en charge notamment des affaires de terrorisme.

Professeur à l’Université de Buenos Aires (Argentine).

Professeur à l’Université de Rabat (Maroc)

Professeur à l’Université de Varsovie, Pologne

Professeur à la Faculté de Droit de l’Université de Shahid Béhéshti de Téhéran (Iran)