SHIRATORI Yuji

Cursus

Né le 16 juillet 1952 à Sapporo (Japon), Monsieur Yuji Shiratori a effectué toutes ses études supérieures à l’Université d’Hokkaido, d’abord à la Faculté des Arts libéraux (1971-1973) puis à la Faculté de droit (1973-1977). Stagiaire au Centre national d’études judiciaires de Shihôkensyujo (Centre rattaché au Ministère japonais de la justice) de 1979 à1981, Yuji Shiratori rejoint ensuite son université d’origine pour l’obtention de son doctorat en 1984. Nommé alors professeur adjoint à la Faculté de droit de Sapporogakuin, il est nommé ensuite professeur adjoint à la Faculté de droit d’Hokkaido en 1989 puis professeur titulaire en 1993, titre qui est encore le sien aujourd’hui. Directeur de l’Ecole de droit de l’Université d’Hokkaïdo de 2006 à 2008, le professeur Yuji Shiratori est aujourd’hui l’un des pénalistes les plus reconnus au Japon et est en particulier considéré comme le spécialiste du droit pénal comparé franco-japonais comme en témoigne entre autres les travaux mentionnés ci-après.

Publications

Ouvrages

Traité de procédure pénale (Keijisoshôhô) Tokyo, Nipponhyôronsha, 1ère édition 1999, 6ème édition 2010.
Du principe de l’autorité de la chose jugée au criminel sur le criminel _ (Itijifusairi-nokenkyû) Tokyo, Nipponhyôronsha, 1986 (ISBN 4-535-57628-9).
La justice pénale en France (Furansu no keiji-shihô), Nipponhyôronsha, 2011 (ISBN 978-4-535-51655-7).

Y. Shiratori a en outre contribué à faire connaître au Japon l’ouvrage de Gilles Perrault intitulé Le pull-over rouge relatant l’affaire Christian Ranucci en en assurant, en accord avec les éditions Ramsay, la traduction en japonais en 1995 ( ISBN-535-51026-1 C0097 P 1800E et ISBN-535-51026-1 C0097 P1800E)

Contributions et articles en langue française consacrés au droit franco-japonais

Les atteintes à la liberté avant jugement en droit comparé, contribution au vol. 11 des Travaux de l’Institut de sciences criminelles de Poitiers, (dir. J. Pradel) p. 69 à 72 (Garde à vue) p. 205 à 209 (Détention provisoire) et p. 341 à 344, (Mesures restrictives de liberté) Cujas 1992.
La procédure pénale japonaise – son histoire et son actualité, R.S.C. 1992, p. 525.
La preuve pénale en droit japonais, R.I.D.P. 1992, p. 237.
Les tendances actuelles du droit japonais in Prisons : sortir avant terme : techniques judiciaires de réduction de la peine privative de liberté, comparaison des droits et pratiques d’Amérique du Nord, du Japon et de la France (dir. J. Pradel) vol. 15 des Travaux de l’Institut de sciences criminelles de Poitiers, Cujas 1996 p. 79.
La célérité du procès pénal au Japon, R.I.D.P. 1996 p. 591.
Les droits de la défense dans le procès pénal japonais in Questions contemporaines de sciences criminelles (dir. J. Pradel) vol. 16 des Travaux de l’Institut de sciences criminelles de Poitiers, Cujas 1996 p.167.
La révision pour erreur judiciaire en droit japonais, R.P.D.P. 2001, p. 742.
La peine de mort au Japon, in La sanction du droit, Mélanges offerts à Pierre Couvrat, PUF, 2001.
La participation des condamnés à l’exécution de leurs peines en droit japonais, in Les nouvelles orientations de la phase exécutoire du procès pénal (dir. M. Danti-Juan) vol. 25 des Travaux de l’Institut de sciences criminelles de Poitiers, Cujas 2006, p. 83.

Missions

Reconnu comme expert par le gouvernement japonais, le professeur Shiratori a conduit notamment des travaux comparatifs sur la notion d’erreur judiciaire et sur les procédures de révision y faisant suite dans différents pays.
Il a par ailleurs été placé en 2006 à la tête d’une délégation de juristes nippons (chercheurs – magistrats – avocats) mandatée par le gouvernement japonais pour enquêter en Europe (Angleterre – Ecosse – Pays-Bas – France – Italie) sur le fonctionnement du jury criminel et les résultats des travaux de la délégation conduite par le professeur Shiratori ont inspiré une importante réforme intervenue en droit japonais au printemps 2009 et qui a consisté dans la mise en place d’un jury criminel (un peu l’équivalent de notre jury populaire aux assises), institution qui était jusque-là demeurée inconnue du droit nippon.
A l’occasion de cette mission d’étude en Europe sur le jury criminel, le professeur Shiratori avait d’ailleurs été accueilli avec ses compatriotes membres de la délégation, au sein de l’Institut de sciences criminelles de la Faculté de droit de Poitiers, pour s’entretenir avec les collègues poitevins et avec le Président Yves Jacob, collaborateur de l’Institut de sciences criminelles, et Président de la cour d’assises de Paris, en charge notamment des affaires de terrorisme.

Conférences données en mars 2013 :
– L’étude historique du droit pénitentiaire au Japon.
– La peine de mort au Japon.
– Les difficultés relatives à l’exécution de la peine au Japon.
– Le jury populaire japonais : bilan de 3 années d’expérience.

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