GRECOURT Gilles, L’évolution de la notion de violence à l’aune du droit pénal

Résumé en français

À rebours de l’enseignement des historiens, selon lequel les sociétés se pacifient à mesure que leurs mœurs s’affinent, notre société contemporaine semble en proie à une violence omniprésente. Pour autant, ni le scientifique ni le profane n’est véritablement dans l’erreur, car la notion de violence revêt une dimension subjective qui la rend susceptible de variations considérables selon les époques et les communautés.
Cette subjectivité dont est empreinte la notion, le droit pénal, ne s’en accommode que difficilement. Fidèle aux principes qui le fondent, et le préservent de l’arbitraire, le droit pénal se doit de définir avec clarté et précision les comportements qu’il entend réprimer. Or, pas plus que la jurisprudence, le législateur n’a pris soin de définir la notion de violence. Pourtant, celle ci irradie le Code pénal et connaît de surcroît un emploi inflationniste au sein de l’hémicycle, comme en témoigne la répression des violences routières, conjugales, urbaines, scolaires, sportives…
S’il est de son office d’encadrer les évolutions de la société, le droit pénal ne doit cependant pas en accompagner les dérives avec bienveillance. Ne serait ce parce qu’en matière de violence, il souffrirait immanquablement de se voir reprocher celle qui, originellement, est la sienne.

Sommaire

Partie I. La violence à l’épreuve du droit pénal
Titre I. L’appréhension classique de la violence individuelle
Titre II. L’appréhension problématique de la violence collective

Partie II. Le droit pénal à l’épreuve de la violence
Titre I. L’implosion du droit pénal sous l’influence de la violence
Titre II. L’identification du droit pénal à une violence

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